Soral : “Ne pas nommer l’ennemi, c’est enculer les mouches !”

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3 Comments

  1. ALAIN SORAL : « LE COURAGE DE NOMMER L’ENNEMI »

    « Je pense que tant que nous n’aurons pas nommé l’ennemi tel qu’il doit l’être et qu’on passera par des périphrases et qu’on tapera autour […], tant qu’on ne nommera pas cette oligarchie parasitaire et prédatrice et qu’on ne la décrira pas exactement pour ce qu’elle est, sur quoi elle s’appuie en termes de textes fondateurs, quelle est sa stratégie, quel est son passé et son passif, quelle est sa vision, quelles sont ses actions au quotidien, tant qu’on ne la nommera pas, on ne sera pas entrés dans la phase de subversion réellement active. On sera encore en train de tourner autour du pot, et pour d’autres, d’enculer les mouches — i.e. d’à chaque fois de s’en prendre soit aux ennemis secondaires, soit à des ennemis qui sont en fait des golems de l’ennemi principal.

    « On est très peu à avoir le courage de le faire […], mais tant qu’on n’aura pas le courage de le faire, on ne sera pas encore dans le combat. Or, si on mène ce combat, on le gagnera. Parce que nous sommes les plus nombreux, nous sommes légitimes et nous avons le peuple derrière nous — je le sais qu’on a le peuple derrière nous, j’ai le peuple derrièrre moi.

    « Aujourd’hui tout règne par la terreur, le mensonge et le “diviser pour régner”. Donc il faut qu’on sorte du “diviser pour régner”, il faut qu’on sorte de la peur et il faut qu’on se libère du mensonge. Dès lors qu’on aura fait ces trois choses-là (c’est toute notre activité d’aider à le faire), le combat peut être assez vite gagné — et même, je dirais, assez pacifiquement. Parce que j’ai pu vérifier (parce que j’étudie l’histoire) que quand ces gens-là savent qu’ils ne peuvent plus gagner, ils se transforment très vite de loups en agneaux. Et en général, ils se taillent, ils dégagent. Et moi, à la limite, je n’exige pas plus : je leur demande simplement de partir. De partir et de nous rendre notre pays, qui est un pays riche, où le peuple Français dans toutes ses composantes pourrait vivre très heureux simplement s’il se libérait de ces parasites prédateurs pervers satanistes. Voilà. »

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